6 exercices pour apprivoiser l’ocarina

Si vous êtes passés par le stand Terre di Suoni, la flûte que vous tenez en main doit être soit un ocarina 5 trous, soit 3 trous;dans un premier temps ces deux types de flûte peuvent être apprivoisées de la mème façon.

Plus tard nous verrons que celle à 5 trous pourra nous permettre, dans la mesure ou vous aurez envie de jouer une musique plus construite, des mélodies connues, etc, de jouer toutes les notes d’un octaves, ainsi que les altérations…

Celles à trois trous, resterons idéales pour jouer une musique plus intuitive et spontanées, et nous pourrons voir aussi avec celles ci comment compliquer le jeu… Mais avant de sauter sur un cheval inconnu et le lancer au galop, rien ne vaut que de prendre le temps pour quelques carresses et lui parler doucement à l’oreille… c’est ce qu’on vous propose de faire avec votre ocarina avec les 7 exercices suivants.

Pensez à ne pas passer trop précipitament les étapes et bien prendre le temps pour chacun de ces six exercices… trouvez un coin tranquille ou vous poser, sans étre dérangés…


1 – La prise en main

Passez le cordon autour du cou et prenez la flute entre les mains.

…Et placez les doigts sur les trous…Attention, c’est la pulpe des doigts à plat qui bouche les trous , et non la pointe, qui bouche mal, laisse des fuites d’air !!!!

Bougez doucement les doigts sans souffler et sentez comment la flûte est sûre entre vos doigts , mème lorsque tous les trous sont débouchés

Prenez le temps d’ajuster votre position.

Lorsque vous êtes à l’aise, fermez tous les trous, ainsi que les yeux, portez la flûte à vos lèvres…soufflez!

Prenez le temps de ressentir ce son, c’est celui le plus grave de votre flûte

Amusez vous avec l’intensité de votre souffle.

Cherchez celui qui produit en vous la sensation plus agréable.

Prenez tous le temps de ressentir cette note, la vibration qui s’étend…


2 – Le juste souffle

Maintenant cherchons le son le plus aigu,lorsque tous les trous sont débouchés

Attention cette dernière note est souvent la plus difficileà produire..il faut trouver le juste souffle

Soufflez en crescendo jusqu’à obtenir le son le plus clair…lorsque vous sentez l’avoir trouvé arretez vous y, et essayez d’y revenir encore et encore … Cette intensité de souffle là est en général celle qui devra rester constante sur toute les autres positions /notes !!!

C’est la question toujours centrale du jeu d’un instrument à air, quel qu’il soit: le dosage du souffle. Tenez le toujours présent et en conscience de votre colonne d’air.


3 – La flute monotonale

Commencer à jouer de la flute « mono-tonale » : choississez une position quelconque, par exemple tout bouché, ou deux , ou trois doigts débouchés….soufflez ..explorez les yeux fermés ce son, par toutes les possibilités qui se présentent à vous…

Par exemple :

  •  par l’intensité du souffle (la note varie légèrement)…
  •  en rajoutant au souffle des consomnes :T, D , GH , L , K , S, RRRR….
  •  en rajoutant la voix, le chant mème….
  • etc….à vous d’en trouver d’autres…
  •  ….et ponctuez de silences: goutez aux moments de respiration : le son de l’inspiration. Sentez aussi dans un silence entre deux notes, le prolongement de la vibration, et la pertinence de laisser quelques moments de pauses qui ponctuent les moment sonores.

Inventez alors votre concerto pour ocarina à une seule note.!!! Explorez dans tous les sens possible ce son et ses nuances!

NB: les consomnes associées au souffle vous aideront par la suite à enrichir vos mélodies rythmiquement !!!…ce sont les fameuses « attaques » dans la plupart des instruments dans lesquels on souffle

…et d’autres trouvailles vous permettront par la suite  d’enrichir vos mélodies de nuances, de timbres différents, etc…


4 – Flute à 1 seul trou

Jouez maintenant de l’ocarina avec un seul doigt !!!

Choisissez un seul trou de jeu et les autres dans une position fixe; par exemple 1 trou débouché, 3 trous bouchés et un seul trou de jeu.

2 sons…2 notes….!

Explorez encore une fois toutes les possibilités …..des plus jolies aux plus extravagantes !!…prenez bien le temps de cherchouiller de petites mélodies bitonales, assaisonées de quelques uns des ingrédients découverts plus hauts.

Notons que beaucoup de berceuses traditionelles sont jouées sur seulement deux notes !!!…en passant trés lentement d’une note à l’autre on obtient vite une berceuse trés efficace. Pour peu qu’on y rajoute de ci de là quelques consomnes (attaques) et notre berceuse prend encore un peu de relief.

Remarquez que sur un ocarina comprenant trois ou cinq trous vous avez une grande quantité de possibles flûtes à deux sons….explorez toutes les positions possibles de flûtes bitonales contenues dans votre flûte !!!


5 – Flute à 2 trous

Il est temps, après avoir ainsi joué doucement, les yeux peut être fermés de l’ocarina avec un seul doigt, de passer à la flûte à 2 doigts !!!

Encore une fois, notez la quantité de combinaisons possibles sur votre flûte !!!!.. Choisissez en une.. Et jouez…au début très très lentement afin de sentir les écarts entre les notes ……prenez vraiment tout le temps d’explorer.

Jouez avec les rythmes possibles, et les nuances .

Remarquez : 2 doigts …et déjà 4 notes !!!

Explorez alors une autre combinaison de deux doigts…et remarquez le caractère harmonique de cette nouvelle flûte à 2 trous….la personnalité de cette nouvelle échelle et l’ambiance qu’elle dévoile, les sensations qu’elle réveille, les émotions qu’elle révèle.

Et ainsi de suite explorez votre instrument ….ne cherchez surtout pas à compliquer trop vite…on peut déja faire beaucoup de jolies choses avec une flute a 2 doigts, se faire plaisir dans la simplicité de mélodies humbles et déjà riches en harmonie.

Explorez aussi votre sensibilité , votre feeling, votre créativité révélé par cette flûte ronde…prenez ces moments comme des massages sonores.

Et surtout, explorez d’abord dans la lenteur, la douceur avant de tenter des choses très rythmées, plus difficiles.

NB : TRES important : ménagez des silences !… on néglige trop souvent cet élément de vocabulaire musical, sans doute le plus important…c’est bien du silence qu’émerge le son… Les silences aèrent la mélodies, donnent des moment de respirations. Essayez diverses façons de les utiliser et les sensations que ça amène : long silence avant de commencer, et aprés la dernière note de votre mélodie (Ils sont très importants et on les néglige trop souvent), petites pauses dans la mélodie, longs silences posés dans la mélodie, l’absence de silence,qui elle aussi a sont effet…,


6 – des motifs

Pour mettre en place une petite mélodie simple voici ici l’une des démarches possibles.

Lors d’une exploration sur deux trous, choisissez une séquence de quelques secondes (très très courte pour commencer…type trois ou quatre notes, pas plus! ) et essayez de la répéter

….Vous voici en possession d’un premier motif, très simple!

Trouvez en un autre …Celui-ci peut être même encore plus simple….et répètez le lui aussi quelques fois afin de le mémoriser.

Vous souvenez vous du premier ?

Essayez  maintenant de les enchaîner tous les deux…quelques fois l’un (1 ou 2 fois par exemple) et quelques fois l’autre ( 2 ou 3 fois par exemple)

…naissance d’une mélodie…!!

Enfin vous pouvez enchaîner ces deux motifs quelques fois chercher de toutes petites variantes à y rajouter de temps en temps(un tremolo, un silence en plus, une autre note à la place de celle du motif à répéter…etc). Et pour finir, en inventer un troisième qui conclura votre petit discours sonore.

Attention : pour ce dernier exercice il est vraiment important de faire le plus simple et lentement possible, pour commencer.


Voilà pour cette première approche guidée de l’ocarina. Plus tard vous mettrez en scène un troisième doigt… et procèderez de la mème démarche exploratrice…et ainsi de suite… En espérant que ces quelques exercices vous serons utiles et que vous y prendrez plaisir. Nous serons contents d’avoir de vos nouvelles et de votre histoire avec votre ocarina. Et puis toutes vos questions, critiques ou suggestion sont aussi les bienvenues. A bientòt Marta et Sam